Horaires des prières


  • Dimanche 27 Mai 2012
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En Islam, il existe de nombreuses innovations (bid^ah) : dans la prière, dans l’écriture du Coran[1] (Qour’an)... Certaines sont de bonne guidée et d’autres au contraire sont à l’origine d’égarements. De ce fait, il est indispensable de distinguer ce qui est de l’ordre du licite et ce qui est de l’ordre de l’interdit.

Définition de l’innovation

Il est nécessaire de savoir que l’innovation (al-bid^ah) selon la Loi de l’Islam, c’est ce qui a été innové sans avoir été cité ni dans le Qour’an ni dans la Sounnah.

Ibnou l-^Arabiyy a dit : « L’innovation et la nouveauté ne sont pas blâmées pour leur simple appellation d’innovation ou de nouveauté ni même pour leur signification. On ne blâme que les innovations qui contredisent la Sounnah (la croyance et les lois) et on ne blâme que les nouveautés qui appellent à l’égarement.» 

Les 2 formes d’innovation

Ainsi, l’innovation se partage en 2 sortes:

Cette distinction est tirée du hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim de ^A’ichah, que Dieu (Allah) les agrée, dans lequel elle rapporte : Le Prophète a dit :

من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد

(man ‘ahdatha fi ‘amrina hadha ma layça minhou fahouwa radd) ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion quelque chose qui n’y est pas conforme, son acte est rejeté. » Mouslim a rapporté ce hadith dans une autre version :

من عمل عملاً ليس عليه أمرنا فهو ردّ

(man ^amila ^amalan layça ^alayhi ‘amrouna fahouwa radd) qui signifie : « Celui qui fait un acte qui n’est pas conforme à notre religion, son acte est rejeté. »

Par sa parole (( ما ليس منه)) (ma layça minhou) qui signifie : « qui n’y est pas conforme », le Prophète de Allah a fait comprendre que l’innovation peut être rejetée c’est-à-dire réfutée si elle est en contradiction avec la Loi, ou bien acceptée si elle est en conformité avec la Loi.

Celui qui instaure une bonne innovation en obtiendra les récompenses…

Ceci est également tiré de ce que Mouslim a rapporté dans son Sahih du hadith de Jarir.

Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : le Prophète a dit :

مَنْ سَنَّ في الإسلام سُنَّةً حسَنَةً فَلَهُ أجرُها وأجرُ مَن عَمِلَ بها من بعده مِن غير أن يَنْقُصَ من أجُورِهم شَىءٌ، ومَن سَنَّ في الإسْلامِ سُنَّةً سَيّئةً فعليه وِزْرُها ووِزْرُ مَن عَمِلَ بِها مِنْ بَعْدِه مِن غَيرِ أن يَنْقُصَ مِن أَوزَارِهم شَىءٌ

(man sanna fi l-‘islami sounnatan haçanatan falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘oujourihim chay’, wa man sanna fi l-‘islami sounnatan sayyi’atan fa^alayhi wizrouha wa wizrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘awzarihim chay’)

Ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et de l’équivalent de la récompense de ceux qui oeuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui oeuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. »

Paroles de  savants : l’innovation bien que n’ayant pas été instaurée par le Prophète peut être bonne

L’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée a dit dans son livre Al-‘Oumm : « Al-bid^ah est de deux catégories : une innovation de bonne guidée et une innovation d’égarement » et Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaîne de transmission, dans Manaqibou ch-Chafi^iyy que Allah l’agrée, que l’Imam Ach-Chafi^iyy a dit : « Les innovations sont de deux sortes : une sorte de choses innovées fait partie de ce qui contredit le Livre, la Sounnah, la voie tracée par les compagnons ou l’Unanimité des savants, c’est ce qui est appelé l’innovation d’égarement ; la deuxième sorte de choses innovées fait partie de l’innovation de bien qui ne contredit aucun des quatre sujets qu’on vient de mentionner, c’est l’innovation qui n’est pas blâmée. »

An-Nawawiyy a dit dans le livre Tahdhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat : « Al-bid^ah (avec une kasrah sous le ba’)  dans la Loi, c’est ce qui n’était pas pratiqué à l’époque du Prophète ; elle se partage en deux : une bonne et une mauvaise innovation. »

Nous comprenons des citations de ces 2 grands savants qu’il est permis d’innover quelque chose après l’époque du Prophète, même si cette innovation n’a pas été annoncée par le Prophète et même s’il ne l’a pas faite lui-même, mais à condition que cette innovation soit conforme au Livre, à la Sounnah, à l’Unanimité et à la voie tracée par les compagnons.

Il apparaît clairement que cette classification vient de savants de l’Islam qui se sont fondés sur plusieurs paroles Prophétiques authentifiées. Ainsi, ceux qui prétendent que toute innovation serait à rejeter ignorent et réfutent cela.

 

A retenir :

 

L’innovation est de deux catégories : l’innovation de bonne guidée et l’innovation d’égarement. Il est permis de suivre une innovation tant qu’elle ne contredit en rien le Qour’an et la Sounnah

Pour en savoir plus sur le mawlid : www.mawlid.fr


[1] On voit fréquemment ce mot écrit ainsi : Coran. Mais pour être plus proche de la prononciation dans la langue arabe, la Section de la Recherche et des Etudes Islamiques de l’APBIF a opté pour cette translittération : Qour'an. La lecture de ce mot en utilisant le tableau de translittération donne sa prononciation exacte.



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