Posted in Fêtes et commémorations musulmanes - Les deux grandes fêtes
Le 10ème jour du mois lunaire de Dhou l-hijjah a lieu la fête du sacrifice (aïd) ou ^id al-kabir ou Tabaski ou la grande fête. Les musulmans commémorent en ce jour l’histoire du sacrifice du Prophète Abraham (‘Ibrahim) عَلَيْهِ السَّلاَم.
Un jour de fête et de partage
Sacrifier un animal et le distribuer est un acte recommandé, pas une obligation
Chaque année, le jour de la fête du sacrifice (^idou l-‘Ad-ha), connue en France sous le nom de "fête du mouton", les musulmans racontent l’histoire du sacrifice afin d’en tirer des leçons. Ils se rappellent ainsi que les meilleurs comportements sont ceux des Prophètes. De plus, en souvenir de cet évènement, les musulmans égorgent un animal (un mouton ou tout autre animal pour lequel on paie une zakat) tout comme le Prophète 'Ibrahim عَلَيْهِ السَّلاَم a égorgé un bélier en offrande à son Seigneur. C’est une sounnah mou’akkadah (confirmée), un acte d’adoration avant d’être une coutume et il faut veiller à ce qu’il soit accompli conformément à la religion. Voici quelques règles à respecter.
A partir de quand peut-on égorger ?
Pour accomplir cet acte recommandé, on égorge l’animal après la prière du ^id. On estime son début environ 20mn après le lever du soleil du jour du ^Id et le mieux c'est de l'accomplir après la prière du ^Id, un temps suffisant pour faire deux rak^ah et deux khoutbah légères. Si on égorge l’animal avant ce temps-ci, il est permis de le consommer, mais cet égorgement n’est pas considéré comme un sacrifice. Et le temps du sacrifice est valable jusqu’au 4ème jour du ^id avant le coucher du soleil.
Quel animal peut-on égorger pour que le sacrifice soit valide ?
On peut égorger un mouton (agneau d’un an révolu, brebis ou bélier) ou une chèvre (chevreau d’un an révolu, bouc ou chèvre), un camélidé de 5 ans révolus ou un jeune bovin de 2 ans révolus. L’ordre de préférence est le suivant : 1- chameau, 2- veau et 3- mouton ou chèvre mais plusieurs familles peuvent s’associer pour les gros animaux.
Quel animal n’est-il pas valide d’égorger pour le sacrifice ?
Il n’est pas valable de sacrifier un animal ayant un « défaut très apparent » comme un animal qui boite visiblement, ou qui est borgne ou qui est atteint d’une maladie apparente (comme la gale) ou enfin qui devient fou à force de ne pas s’alimenter.
Comment accomplir le sacrifice ?
Celui qui égorge doit faire attention à ne pas torturer l’animal. Il doit bien aiguiser ses outils pour abréger le temps de souffrance de l’animal. Il est recommandé de
- Diriger l’animal et se diriger soi-même face à la qiblah.
- Commencer par la basmalah c’est à dire le fait de dire bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim.
- Dire la salat ^ala n-Nabiyy
- Dire « Allahou akbar » trois fois c’est encore mieux qu’une seule fois
- Demander à Allah d’accepter notre sacrifice en disant par exemple « Allahoumma hadhihi minka wa ‘ilayka fataqabbal » qui signifie : Ô Allah ceci (l’animal) est un bienfait que Vous m’avez accordé et je le sacrifie pour Vous, alors acceptez mon sacrifice.
Comment partager la viande ?
Il est obligatoire d’en donner une partie. Il est recommandé de partager la viande en 3 tiers :
- un tiers que l’on donne en aumône aux pauvres,
- un tiers que l’on offre (à ses voisins par exemple)
- et on peut garder le dernier tiers pour soi pour profiter de la barakah du sacrifice.
Par ailleurs, il faut savoir qu’il n’est pas permis de donner au boucher de la viande ou de la peau de cet animal sacrifié comme salaire en contre partie du travail fourni le jour du ^id.
A retenir :
Le 10 du mois de Dhou l-hijjah est le jour de la fête du sacrifice (^id al-kabir).
Il est recommandé d’égorger un animal en sacrifice en ce jour comme le Prophète ‘Ibrahim عَلَيْهِ السَّلاَم.
Sacrifier un animal est un acte d’adoration et pas seulement une coutume.
Pour accomplir la sounnah complète, il y a certaines conditions à respecter.
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