Profiter de cinq choses avant cinq autres
Sachez que le Prophète
a
dit : ('ightanimou khamsan qabla khamsin : ightanim
hayataka qabla mawtika wa sihhataka qabla
saqamika wa chababaka qabla haramika wa ghinaka
qabla faqrika wa faraghaka qabla choughlika).
L'homme raisonnable est celui qui s'occupe de ce qui est compris dans ce hadith,
qui agit en bien, qui obéit à Allah, qui apprend ce qui est licite
et ce qui est interdit puis qui ouvre conformément à ce qu'il a appris en accomplissant
les devoirs et en évitant les interdits. Cela lui sera une grande réserve dans
la vie après laquelle il n'y a plus de mort. Celui donc qui ouvre pour faire
ce qui lui sera profitable pour ce qui vient après sa mort ne regrettera pas
dans l'au-delà. Celui qui profite de sa bonne santé avant sa maladie aura rassemblé
beaucoup de bien, un bien qu'il ne pourra plus faire pendant sa maladie. En
effet, la maladie empêche la personne de faire beaucoup de choses, qu'elle pouvait
faire lorsqu'elle était en bonne santé. Le raisonnable profite de sa jeunesse
avant sa vieillesse. Il ne convient pas qu'il soit un jeune homme insouciant,
se détournant de ce qu'il peut faire pour son au-delà avant de devenir plus
âgé. Il convient au raisonnable de profiter de sa richesse avant sa pauvreté.
La
signification c'est qu'il accomplisse de bons actes tant qu'il possède une richesse
avant d'être atteint par la pauvreté. Le riche qui a de l'argent peut ouvrer
pour son au-delà. Il peut dépenser pour les pauvres et les miséreux. Il peut
agir avec bienfaisance avec ses proches parents grâce à la subsistance que Allah
lui a accordée. En revanche, s'il ne le fait pas jusqu'à être atteint par la
pauvreté, il va le regretter et il dira : « Ah, si j'avais fait telle
chose pour mon au-delà ».
Il convient enfin que le musulman profite du
temps libre pour accomplir des actes de bienfaisance avant que ce temps libre
ne s'en aille. La plupart des gens perdent ces cinq grâces. Parmi eux, il y
a ceux qui n'y prêtent attention qu'au moment de passer au nombre des gens des
tombes.
Notre maître ^Aliyy que Allah l'agrée a dit : (an-naçou
niyamoun fa'idha matou ntabahou) ce
qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c'est lorsqu'ils
meurent qu'ils prennent conscience ».
Cela signifie que la plupart des gens sont endormis, c'est-à-dire insouciants,
se détournant de ce qui leur sera profitable pour ce qui vient après la mort.
Mais après la mort ils vont s'en rendre compte et vont le regretter. Au moment
de l'agonie, lors des douleurs de la mort, lorsqu'ils perdront tout espoir de
vie et après avoir été enterrés, ils vont regretter. Ils vont dire : « Ah
si seulement j'avais accompli ce que Allah m'avait ordonné et
évité ce que Allah m'avait interdit ».
Mais la meilleure des ouvres selon le jugement de Allah, c'est de croire en Allah et en Son messager : connaître Allah, qu'Il existe sans endroit, qu'Il n'a aucune ressemblance avec Ses créatures, qu'Il n'est pas au-dessus du Trône et qu'Il a pour attribut la science, la volonté, la puissance, l'ouïe, la vue, la parole et qu'il n'advient pas de changement à Allah. En effet, s'Il changeait d'un état à un autre, Il ne serait pas un dieu pour ce monde. Allah est Celui Qui est le seul à créer les choses, c'est-à-dire à les faire surgir du néant à l'existence, les corps palpables comme l'être humain, la terre ou les plantes et également les corps impalpables comme la lumière et l'obscurité. Tout cela, c'est Allah Qui en est le Créateur. De plus, après la connaissance de Allah, il y a la connaissance de notre maître Mouhammad, qu'il est un messager de Allah et qu'il est véridique en tout ce qu'il a rapporté aux gens.
Celui qui meurt en étant sur cette croyance sera sauvé au jour du jugement du séjour éternel en enfer. Celui qui meurt sur cela en ayant accompli les obligations que Allah a ordonnées rentrera au paradis sans châtiment. Ainsi, la voie pour être sauvé, c'est d'apprendre ce que Allah a ordonné et a interdit, puis d'accomplir ce qu'Il a ordonné et éviter ce qu'Il a interdit. La science de la religion, c'est la voie pour être sauvé.